Hans Joachim Nothelfer
(Président de l’association allemande de golf)
Iain Carter
(Correspondant golf à la BBC)

1. Selon vous, qui est-ce qui représente un défi à la Ryder Cup?


HJN: Mise à part le défi en termes d’organisation d’un tel évènement, la Ryder Cup est aussi un défi mental pour tous les joueurs. Ils ne jouent plus individuellement mais en équipe. Le réel défi est là. Il y’a énormément de pression sur leurs épaules car tout un continent est derrière eux et les supporte. C’est l’enjeu de toute une vie. C’est le rêve de beaucoup de joueurs d’être sélectionné ne serait-ce qu’une fois.

IC: Le jeu en équipe n'est pas naturel au golf et porter ce poids sur les épaules peut galvaniser mais aussi avoir l'effet inverse. Le manque de réussite de Tiger Woods en est la meilleure preuve.


2. Qui sera le ou les joueurs dominant durant cette Coupe?


HJN: La liste des joueurs sélectionnés n’a pas encore était annoncée mais je pense qu’on retrouvera bien sûr McIlroy, qui fait une saison parfaite mais aussi notre Français Dubuisson qui est très en forme. Garcia et Kaymer seront aussi de la partie je pense car ils ont été très régulier cette saison.
Coté US, c’est difficile à dire. Il y a beaucoup de très bons joueurs qui peuvent être sélectionnés. Ce qui est sûr c’est que Tiger Woods n’y participera pas à cause de sa blessure et c’est sans doute mieux. La dernière Ryder Cup remportée par la team USA ne comprenait pas Tiger Woods. Ils ont surement plus de chance de gagner sans lui !

IC: Côté européen, le leader attendu est incontestablement Rory McIlroy. On est impatient de voir comment se comportera notre Français Victor Dubuisson... Côté américain, Phil Mickelson ou Bubba Watson ne devront pas se manquer.


3. Quelle équipe pensez-vous à la meilleure chance de gagner et pourquoi?


HJN: J’ai de bons espoirs pour l’Europe. Les joueurs européens ont montré de réelles qualités avec des performances très satisfaisantes.

IC: L'Europe, surtout à domicile, est favorite pour conserver son titre. McIlroy et Dubuisson ne sont que les symboles de toute une génération dorée, alors que les Américains - sans Woods - stagnent un peu.


4. Quel est votre moment préféré de la Ryder Cup (toute année confondu) ?


HJN: Je n’ai pas pu assister à la dernière mais celle qui m’a le plus marqué c’est sans doute l’avant dernière, celle de 2010, avec le shot de MacDowell sur le 16ème trou qui donne la victoire à l’Europe à seulement 0,5 points d’écart avec la team USA. C’est un souvenir qui restera gravé dans ma mémoire. MacDowell a joué superbement et l’ambiance était sans pareille.

IC: En tant que jeune journaliste, je resterai sur... la dernière ! Cette édition 2012 reste encore gravée dans ma mémoire avec le putt décisif de l'Allemand Martin Kaymer qui a relancé sa carrière. C'est aussi ça, la magie de la Ryder Cup !


Chris Brown (Premier assistant du greenkeeper de Gleneagles)

1. Quelque chose dont on ne serait pas forcément au courant à propos du parcours de Gleneagles ?

Au cours des 10 dernières années, pas moins de 9 trous ont été rénovés en préparation de la 40ème Ryder Cup en Septembre.

2. Quel sera le plus grand défi?

La météo est imprévisible en Ecosse et jouera un rôle décisif. Les joueurs devront avoir la capacité de s’adapter à de brusques changements de temps et adapter leur jeu en fonction.

3. Quelques conseils pour les joueurs ?

La précision dès le départ est cruciale. Avec des fairways très étroits et des roughs épais, les joueurs devront rester vigilants tout au long du tournoi pour assurer la victoire à leur équipe.